La souveraineté alimentaire sera paysanne ou ne sera pas

2020-05-12

 

La Confédération paysanne et dix-huit organisations signent une tribune pour remettre les pendules à l’heure sur la question de la souveraineté alimentaire.

 

Tribune publiée dans Libération du 12 mai 2020

 

 

 

Contre la dictature économique des marchés qu’impose l’agro-industrie, l’agriculture paysanne doit être protégée et reconnue d’utilité publique face à la crise sanitaire.

 

Pendant la crise sanitaire que nous traversons, nous entendons souvent parler de souveraineté alimentaire. Mais de quoi s’agit-il vraiment et comment se donner les moyens de la construire ? Cette expression est souvent utilisée de manière creuse par celles et ceux qui ont été ou sont nos décideurs politiques et qui n’ont jamais posé des actes permettant sa réalisation. Même l’industrie agroalimentaire et la grande distribution disent la défendre. Mais comment espérer qu’elles contribuent à la concrétiser alors qu’elles ont toujours préféré les marchés mondialisés, la mise en concurrence des paysan·ne·s, les exportations incontrôlées de produits à bas coûts, la fragilisation des agricultures locales… Ces acteurs comptent parmi les responsables de notre dépendance et de nos difficultés actuelles et, pour eux, la souveraineté alimentaire est tout d’abord la promesse d’un nouveau marché à conquérir.

 

Pour nous, la souveraineté alimentaire est beaucoup plus qu’une simple réponse au besoin de nourriture (1). Elle se pense et s’initie collectivement, en solidarité entre les peuples, et peut devenir l’une des bases sur lesquelles refonder notre démocratie. Elle incarne l’aspiration, la capacité et le droit des populations d’un territoire à décider de leur alimentation, et donc à déterminer le système alimentaire depuis les champs jusqu’à la table, sans nuire aux agricultures des autres.

 

La souveraineté alimentaire est une démocratie d’initiative qui écrit son propre destin alimentaire et agricole, en maîtrisant son lien au territoire, à la santé, à l’environnement, à l’emploi et au climat, avec la finalité claire de servir l’intérêt commun, en rendant accessible à toutes et tous une alimentation de qualité.

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Solidarité avec les soignants

SuperwomanLa brasserie l’Audiernes (22 rue Louise-Weiss, dans le 13e) est fermée depuis le 15 mars, mais l’équipe reste mobilisée en soutien aux soignants de la Pitié-Salpêtrière. Ils cuisinent bénévolement des plats et préparent des sandwiches qu’ils portent gratuitement à l’hôpital (presque en face) faits à partir des stocks du restaurant (grosse commande faite avant le confinement).

 

À épuisement de leurs stocks, ils ont démarché leurs fournisseurs habituels, les moyennes et grandes surfaces du quartier pour obtenir de nouveaux produits mais cela commence à manquer et ils sont à la recherche de produits pour continuer à fournir des repas gratuitement le midi et début de soirée aux hospitaliers.

 

En accord avec le CAC de Consom’Solidaire et les Grains de Sel, nous avons mis en place un espace de stockage aux Grains de Sel (6 rue du Moulin-de-la-Pointe, 75013) pour y recevoir ce que chacun pourra donner.

 

 

Produits recherchés

Affiche_solidaritésoignantsLégumes : pommes de terre, carottes, poireaux.

Fruits : clémentine, banane, pomme (c’est facile et rapide à manger).

Sec : pâtes, riz, lentilles, sauce tomate, boîtes de conserve.

 

Les dépôts aux Grains de Sel se feront de préférence le mercredi (à déposer à l’accueil). C’est ouvert le mercredi de 8h30 à 20h.

Une personne de la brasserie l’Audiernes viendra chercher les dépôts le jeudi matin.

 

Si cela fonctionne pour tout le monde (Grains de Sel ; l’Audiernes ; adhérents) nous renouvellerons cela chaque semaine.

 

Si vous avez des produits nécessitant une conservation au frais : jambon, fromage, yaourts, etc., ou si vous habitez du côté du métro Chevaleret, ils sont à déposer directement à la brasserie l’Audiernes auprès de Nasser (01 44 24 86 23).

Distribution de jeudi 2 avril

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Modalités et lieux de cette distribution exceptionnelle
en période de contagion

 

 

 

Les paniers de Paul : comme il y a quinze jours, au supermarché des Grains de sel (8, rue du Moulin de la Pointe).

 

Les paniers et les œufs de Benjamin : face au 24 rue du Moulinet, de 19 h à 19 h 45. Inscrivez-vous pour confirmer votre présence ou prévenir que vous ne pouvez pas venir.

 

Les fromages de chèvre et les PAM de Claire et Sébastien : 43, rue du Moulinet, selon les horaires indiqués par Fred

 

Les poulets de Michel : 43, rue du Moulinet, selon les horaires indiqués par Fred

 

Respectons bien les recommandations de sécurité sanitaire:

  • – Venez à une seule personne par panier.
  • – Respectez les distances entre vous pour récupérer le panier l’un après l’autre.
  • – Pensez à avoir sur vous votre attestation de sortie pour cette occasion.

 

Que nous dit cette pandémie ?

masque dark vadorConsom’Solidaire s’est mise en ordre de bataille, puisqu’il paraît que nous sommes en guerre. Les distributions ont été soit annulées et reportées (canard, porc, farines), soit réorganisées, la MAS et l’ARPE ayant fermé leurs portes. Benjamin nous livrera un double panier tout prêt « au cul du camion », et Paul livrera aux Grains de sel (1) (merci à eux).

 

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore, voici un lien pour soit télécharger soit recopier sur papier l’attestation sans laquelle vous risquez une amende de 135 euros (une astuce : mettre la date au crayon à papier) Attestation de déplacement

 

 

Mais que nous apprend cette pandémie ? Que nous montre la manière dont elle s’est répandue, les réactions des gouvernements, les conséquences dramatiques dans certains pays ?

Cette épidémie est arrivée dans des sociétés déjà désorganisées, de la Chine aux États-Unis en passant par l’Italie, où la santé publique est considérée comme un coût plutôt qu’une richesse, où les régimes spéciaux seraient des privilèges inadmissibles et les retraités des profiteurs.

 

Ci-dessous la tribune de Dominique Méda, publiée le 18 mars dans Libération (2)

 

(1) 8, rue du Moulin de la Pointe

(2) Libération ne m’en voudra pas j’espère : sa direction a choisi de mettre en libre accès tous ses articles sur l’épidémie, mais cette tribune n’en fait pas partie.

 

 

Tirer vraiment les leçons de la crise sanitaire

Dominique Meda*, 18 mars 2020

 

La pandémie de coronavirus est un coup de semonce. La reconversion écologique de nos sociétés est un impératif absolu. Il faut changer de modèle de développement économique, en mettant en œuvre une politique d’investissement massif dans la transition écologique et en prônant une éthique de la modération.

 

Dans son discours de jeudi dernier, le président de la République a indiqué qu’il «nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies» et que «les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture». C’est dès maintenant qu’il nous faut les tirer.

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Nous participons au Festival ALIMENTERRE 2019 : projection n°1 le 13 novembre.

1. FLYER-Cacao-A.indd

Bande annonce du film : https://www.alimenterre.org/cacao-les-enfants-pris-au-piege

Nous participons au Festival ALIMENTERRE 2019 : projection n° 2 le 29 novembre

1. FLYER-Animaux-B.indd

Bande annonce du film : https://www.alimenterre.org/faut-il-arreter-de-manger-les-animaux-0

Projection du film « Ici, ailleurs… La terre qui nous nourrit » le 4 avril à 19h30

Consom’Solidaire est heureux de vous inviter à la projection gratuite du documentaire Ici, ailleurs… La terre qui nous nourrit de Julio Molina Montenegro.

Celle-ci aura lieu le mercredi 4 avril à partir de 19h30 à la Maison des Associations du 13ième, 11 rue Caillaux, 75013 Paris.

Pour plus de détails sur le film et sa projection, il vous suffit de cliquer ICI.

documentaire Ici, ailleurs... la terre qui nous nourrit

Projection du film « Land Grabbing » mercredi 8 novembre à 19h30

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En VOSTF.

Consom’Solidaire vous invite à la projection du film Land Grabbing de Kurt Langbein et Christan Brüser que nous organisons avec le Festival Alimenterre 2017.

 

Rendez-vous à la Maison des associations du 13ième, 11 rue Caillaux, le mercredi 8 novembre à partir de 19h15.

Cette projection sera suivie d’un échange avec Mathieu Perdriault, de l’association AGTER *.

 

 

Le synopsis de ce film est:

 

Aujourd’hui, les terres arables sont devenues rares et précieuses.
De plus en plus d’investisseurs cherchent à exploiter des terres pour
produire des biocarburants, des céréales à exporter. La terre est
devenue un investissement financier à part entière. Ce film illustre
l’impact de divers projets d’agrobusiness qui accaparent les terres
nourricières des populations locales, aussi bien en Afrique et en Asie
qu’en Europe, et notamment en Roumanie.

 

 

Venez nombreux! Partagez l’info sans modération !

 

Bande annonce du film  (les sous titres de cette B.A. ne sont que en anglais)
 * AGTER : Association pour améliorer la Gouvernance Terre de l’Eau et des Ressources naturelles

 

Pour la défense des producteurs de volaille en plein air

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La Confédération paysanne est à l’initiative d’une pétition pour préserver l’élevage en plein air des palmipèdes, contre les mesures proposées par les lobbys industriels qui visent à concentrer encore plus d’animaux dans des bâtiments fermés, soi-disant pour lutter contre la grippe aviaire…
Pour la défense des producteurs de volaille plein air et le bien-être de leurs animaux ;

Pour permettre aux consommateurs d’avoir accès à une alimentation de qualité au cahier des charges transparent ; 

Pour la pérennité de systèmes durables qui concilient trois dimensions qualitatives : l’économique, l’environnemental (sanitaire inclus) et le social ;

Nous avons besoin de votre soutien ! Signez la pétition en suivant ce lien:

http://www.mesopinions.com/petition/politique/defendons-elevage-volailles-plein-air-eleveurs/28945

Soutenons la Ferme du Cabri au lait

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Claire et Sébastien, de la Ferme du Cabri au lait, continuent la souscription pour développer et diversifier leurs activités au profit des enfants et autour des plantes…

Vous pouvez les aider grâce au financement participatif avec la Nef ici

Il reste six jours pour récolter la somme nécessaire à isoler le plafond du séchoir.

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